Clôture Paloise suivait ses devis dans Dolibarr et ses dossiers dans des bannettes. Voici comment toute sa procédure est passée dans Odoo, du premier appel à la facture acquittée : le devis validé par le gérant, la TVA au clic, les achats lancés au bon moment, les documents à ses couleurs, jusqu’à la comptabilité du cabinet.
Le point de départ : Dolibarr, des bannettes et des post-it
Clôture Paloise pose des clôtures, des portails et des automatismes autour de Pau, pour des particuliers, des entreprises et des collectivités. Les demandes arrivent par le standard ou au dépôt, où les clients viennent choisir leurs modèles.
Les devis sortaient de Dolibarr, mais le débours de chaque chantier, fourniture et pose, se calculait sur papier et dans Excel. Un devis signé recevait un post-it et rejoignait la bannette « attente paiement » ; il ne passait dans la bannette « à commander » qu’une fois l’acompte arrivé, vérifié chaque matin sur le compte bancaire. Les relances partaient de modèles Word. La comptabilité, elle, était tenue par le cabinet.
Leur procédure, écrite telle quelle dans le CRM
L’équipe nous a transmis ses deux procédures écrites : la demande reçue au standard et la visite au dépôt. Le CRM d’Odoo les reprend en sept étapes, du premier contact à la signature. Chaque étape porte sa consigne, et chaque passage déclenche la tâche suivante : catalogues à envoyer, rendez-vous de mesures, débours, validation du gérant.

L’affaire porte un onglet Chantier : adresse, type d’ouvrage, mètres linéaires relevés, date de visite et pose souhaitée. Les vérifications « avant de poser » viennent de leurs conditions générales de vente : accès du camion, réseaux enterrés repérés, alignement donné par le client, nature du terrain, eau et électricité sur place.

Le devis : débours, validation du gérant, TVA au clic
Chaque ouvrage a son modèle de devis : clôture, portail motorisé, fourniture seule. Sur chaque ligne, le débours unitaire et le débours total s’affichent à côté du prix ; en pied de devis, une alerte signale les lignes encore sans débours. Le prix suit la famille du client : particulier, professionnel ou collectivité.
Un bandeau orange reste en tête du devis tant que le gérant ne l’a pas validé. Deux boutons font passer tout le devis de 20 % à 10 % de TVA, et inversement : les fournitures restent des fournitures, la pose reste de la pose. Sur la facture, le compte de vente suit le taux.

Le devis part par un courriel à leurs couleurs, avec la photo de l’ouvrage et un bouton de signature en ligne. Les textes sont repris de leurs modèles Dolibarr. Neuf modèles de courriels ont été redessinés ainsi, du devis aux relances, pour validation par l’équipe.

Après la signature : les achats, le dépôt, la facture
Les deux bannettes sont devenues un statut sur la commande. Quand le devis est signé et l’acompte reçu, l’accueil clique sur « Lancer en production » ; la commande rejoint la liste « Commandes à passer » du gérant, qui la marque « Achats passés » une fois les fournisseurs commandés.
Le professionnel qui retire sa marchandise au dépôt signe une fiche d’expédition, imprimée depuis la commande sur le modèle qu’ils utilisaient déjà. La facture acquittée sort en un clic, avec le mode et la date du règlement. Les relances restent manuelles, par choix, et reprennent leurs propres formulations. L’accueil facture sans voir la banque : les droits d’Odoo séparent la facturation des transactions bancaires.

La comptabilité du cabinet, reprise au centime
Le cabinet tient la comptabilité, et le FEC, le fichier des écritures comptables, en est la trace officielle. Celui de l’exercice de juillet 2025 à juin 2026 compte 10 584 lignes, 3 640 écritures et 12 journaux. La règle posée dès le départ : aucun compte ne change. Les comptes de tiers du cabinet, 411 et 408 compris, sont gardés tels quels ; chacun des 445 comptes auxiliaires devient un contact d’Odoo, avec son code.
Chaque écriture du FEC est devenue une écriture d’Odoo : mêmes comptes, mêmes tiers, mêmes libellés, mêmes dates. Les 1 612 lettrages du cabinet ont été refaits. La balance d’Odoo a ensuite été comparée au FEC, compte par compte et tiers par tiers, puis Odoo a produit son propre FEC : mêmes lignes, mêmes comptes, mêmes tiers, mêmes journaux. L’exercice est verrouillé au 30 juin.
d’écart entre la balance d’Odoo et le FEC du cabinet, compte par compte et tiers par tiers.

Ce qu’il faut retenir
La procédure de Clôture Paloise n’a pas changé : elle est écrite dans Odoo, de l’appel au standard à la comptabilité.
Sources et méthode
Les faits de cet article viennent du dossier du projet : procédures écrites transmises par l’équipe, compte rendu de la réunion de lancement, paramétrage d’Odoo et recette de la reprise comptable.
- Site de Clôture Paloise : clôtures, portails et automatismes à Pau, consulté le 15 octobre 2026 : cloturepaloise.fr.
- Recette de la reprise comptable : balance d’Odoo et FEC du cabinet comparés compte par compte et tiers par tiers.
- Format du fichier des écritures comptables, BOFiP : bofip.impots.gouv.fr.
- Documentation Odoo, application CRM : odoo.com/documentation.
- Documentation Odoo, application Ventes : odoo.com/documentation.

Ancien de KPMG, il pilote la finance d’entreprise et la comptabilité des PME accompagnées. Sur le projet Clôture Paloise, il a conduit le paramétrage d’Odoo et la reprise de la comptabilité du cabinet.



